Les causes de la douleur : 5 clés pour comprendre les déséquilibres du corps

Cinquième partie – La mémoire du corps et du cerveau

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Dans cette série, nous avons exploré cinq grandes causes possibles des douleurs et des troubles du corps.

Le squelette.
Les muscles et les fascias.
Les organes internes.
Le stress et le système nerveux autonome.

Cette cinquième partie aborde un axe plus profond et parfois déroutant : la mémoire.

Nous ne ressentons pas la douleur dans le corps, mais dans le cerveau

Nous avons tendance à penser que la douleur se situe exactement là où nous avons mal.

Pourtant, lorsqu’un déséquilibre apparaît quelque part dans le corps, les nerfs transmettent l’information au cerveau.
C’est le cerveau qui interprète le signal et décide s’il existe un danger ou un besoin de protection.

La douleur n’est donc pas la cause.
Elle est une réponse.

Ce que nous enseigne la douleur fantôme

Après une amputation, certaines personnes ressentent encore une douleur dans un bras ou une jambe qui n’existe plus.

Ce phénomène, appelé douleur fantôme, est reconnu médicalement.

Même lorsque le membre a disparu, le cerveau conserve une représentation interne de celui-ci.
Une « carte » du corps continue d’exister dans le système nerveux.

Ainsi, une douleur peut être ressentie même en l’absence de tissu physique.

Ce phénomène nous rappelle quelque chose d’essentiel : la douleur n’est pas uniquement liée à une lésion visible.
Elle peut être générée par la mémoire du système nerveux.

Une douleur prolongée peut être “apprise”

Lorsqu’une douleur dure longtemps –
à cause d’un déséquilibre postural, d’une inflammation musculaire ou d’un stress chronique –
le système nerveux peut s’adapter.

On parle alors de plasticité neuronale.

Le cerveau apprend la douleur.
Les circuits deviennent plus sensibles.
Parfois, même lorsque la cause initiale a disparu, la sensation persiste.

Ce n’est pas un dysfonctionnement étrange.
C’est un mécanisme de protection qui s’est figé.

Mémoire émotionnelle et mémoire corporelle

La mémoire ne concerne pas seulement les nerfs.
Elle inclut aussi la mémoire émotionnelle et la mémoire corporelle.

Un choc important, un événement marquant, un traumatisme peuvent laisser une empreinte durable.

Face à une menace intense, le corps peut entrer dans une réaction de sidération ou de figement.
Si cette réaction n’est pas complètement relâchée, elle peut se traduire par :

– une difficulté à lever le bras
– une sensation de blocage dans le dos
– une tension persistante sans cause apparente

Ces réactions ne sont pas imaginaires.
Elles sont des réponses biologiques de survie.

Le corps a tenté de se protéger.

Lorsque les examens sont normaux, mais que la douleur reste

Il arrive que les examens médicaux ne révèlent aucune anomalie.

Et pourtant, la douleur est bien réelle.

Dans ces situations, le système nerveux peut encore fonctionner en mode vigilance.
La mémoire du danger n’a pas été complètement apaisée.

Il est essentiel de comprendre ceci : une douleur sans lésion visible n’est pas une douleur inventée.

Elle est le signe d’un système encore en protection.

Réapprendre la sécurité

Pour les douleurs liées à la mémoire, forcer, manipuler ou stimuler excessivement n’est pas toujours la solution.

Ce qui aide souvent en profondeur, c’est la réintroduction d’un sentiment de sécurité.

Un environnement calme.
Un rythme régulier.
Une respiration qui s’approfondit.
Un toucher respectueux et adapté.

Lorsque le système nerveux comprend qu’il n’y a plus de danger, les réactions de protection peuvent progressivement diminuer.

La capacité naturelle d’auto-régulation peut alors se réactiver.

Les cinq axes ne sont pas des catégories fermées

Dans cette série, nous avons exploré cinq grandes portes d’entrée :

  1. Le squelette et la posture
  2. Les muscles et les fascias
  3. Les organes internes
  4. Le stress et le système nerveux
  5. La mémoire corporelle et émotionnelle

Ces axes ne sont ni hiérarchiques ni exclusifs.

Ils représentent des points de départ possibles.
Souvent, plusieurs facteurs s’entremêlent.

L’essentiel n’est pas de chercher « la bonne cause », mais d’identifier par où le déséquilibre a commencé dans votre situation personnelle.

Une approche intégrative du Shiatsu

Dans les séances de Shiatsu que je propose, ces cinq perspectives sont toujours prises en compte.

La structure du corps.
Les tensions musculaires.
La vitalité des organes internes.
L’équilibre du système nerveux.
Et la mémoire inscrite dans le corps.

L’objectif n’est pas simplement de faire disparaître un symptôme, mais de restaurer un équilibre global.

Rééquilibrer ces cinq axes permet de créer les conditions dans lesquelles la capacité d’auto-guérison peut s’exprimer pleinement.

Deep Relaxation : un travail spécifique sur le système nerveux

Pour les personnes chez qui le stress et l’hyper-vigilance sont particulièrement présents, la séance Deep Relaxation est spécifiquement orientée vers l’apaisement profond du système nerveux.

En ralentissant le rythme interne, en favorisant une détente mentale et corporelle profonde, il devient parfois possible d’atténuer les réactions mémorisées du système nerveux.

La douleur n’est pas un ennemi.

Elle est souvent la trace d’un mécanisme de protection qui a tenté de vous préserver.

En comprenant ses différentes origines, en abordant le corps avec douceur et précision, il devient possible de réactiver progressivement sa capacité naturelle de récupération.

Votre corps possède encore cette intelligence.

Il a parfois simplement besoin de retrouver un sentiment de sécurité.