Pourquoi le corps reste-t-il tendu quand la journée est terminée ?

Vous êtes au repos, mais votre corps semble continuer à travailler ? Posture, fatigue, stress et habitudes peuvent tous participer à cette tension.

· Le repos ne devrait pas être un effort,Deep,blog

Le travail est fini, mais votre corps continue encore

La journée est terminée.

Vous êtes rentré chez vous.

Vous avez mangé.

Les choses importantes sont faites.

Enfin, vous pouvez vous asseoir sur le canapé et ne plus rien faire.

Et pourtant, si vous observez votre corps quelques secondes, vous remarquez peut-être quelque chose.

Vos épaules sont encore légèrement relevées.

Votre mâchoire est serrée.

Vos mains restent crispées.

Votre ventre semble encore contracté.

Et une question peut apparaître :

« Pourquoi mon corps est-il encore tendu alors que je ne fais plus rien ? »

La même chose peut arriver au moment de dormir.

Vous êtes allongé.

Votre tête repose sur l'oreiller.

Vous savez que la journée est terminée.

Vous savez qu'il n'y a plus rien à faire.

Et pourtant, les épaules restent dures.

Le visage reste tendu.

Une partie du corps semble encore continuer la journée.

Mentalement, vous savez que vous pouvez vous reposer.

Mais le corps ne s'arrête pas toujours au même moment que votre agenda.

Dans le chapitre précédent, nous avons vu que le problème n'est pas d'être actif ou de ressentir du stress.

Nous avons besoin de cette capacité pour travailler, réfléchir, réagir et vivre.

Ce qui devient difficile, c'est lorsque le corps n'arrive plus facilement à revenir vers le repos.

Alors une nouvelle question apparaît :

Pourquoi la situation est-elle terminée, mais la tension reste-t-elle encore dans le corps ?

La tension n'est pas toujours volontaire

Lorsque vous remarquez que vos épaules sont tendues, vous essayez peut-être de les relâcher.

Vous baissez les épaules.

Vous desserrez la mâchoire.

Vous ouvrez les mains.

Pendant quelques instants, cela peut faire du bien.

Puis, dix minutes plus tard, les épaules sont remontées.

La mâchoire est de nouveau serrée.

Vous n'avez pourtant pas décidé de recommencer.

C'est normal.

Nous ne contrôlons pas consciemment tous les muscles de notre corps à chaque instant.

Quand vous marchez, vous ne réfléchissez pas à chaque muscle nécessaire pour avancer.

Quand vous êtes assis, plusieurs muscles travaillent simplement pour maintenir votre posture.

Lorsque vous êtes très concentré, certaines parties du corps peuvent se contracter sans que vous le remarquiez.

Lorsqu'il fait froid, lorsque quelque chose vous fait mal ou lorsque vous êtes inquiet, votre posture peut aussi changer automatiquement.

Le corps s'adapte en permanence.

C'est pourquoi la tension ne signifie pas forcément :

« J'ai décidé de contracter mes muscles. »

Très souvent, nous remarquons simplement plus tard :

« Ah... je ne savais même pas que j'étais aussi tendu. »

Il n'existe pas toujours une seule cause

Pourquoi le corps reste-t-il tendu ?

La réponse n'est pas toujours simple.

Et surtout, il n'est pas nécessaire de trouver immédiatement une seule explication.

Vous avez peut-être passé plusieurs heures devant un ordinateur.

Dans ce cas, la posture peut fatiguer la nuque et les épaules.

Vous avez peut-être une douleur quelque part.

Le corps peut alors modifier sa façon de bouger et solliciter davantage une autre zone.

Vous avez peut-être conduit longtemps, travaillé avec beaucoup de concentration ou gardé la même position pendant plusieurs heures.

Certaines habitudes corporelles peuvent aussi s'installer progressivement.

L'environnement joue également un rôle.

Le froid.

Le bruit.

Une position inconfortable.

Une chaise mal adaptée.

Un espace dans lequel vous ne vous sentez pas complètement à l'aise.

Et puis il y a les journées plus difficiles.

Une inquiétude.

Une conversation tendue.

Une responsabilité importante.

Une période très chargée.

Une émotion qui vous accompagne depuis plusieurs jours.

Chez certaines personnes, la tension semble augmenter dans ces moments-là.

Chez d'autres, aucune raison précise n'est évidente.

C'est pour cela qu'il est préférable d'éviter les conclusions trop rapides.

Une mâchoire serrée ne signifie pas automatiquement que le problème est psychologique.

Des épaules tendues ne signifient pas forcément que tout vient du stress.

La posture, la fatigue, la douleur, l'attention, les habitudes, les émotions et l'environnement peuvent tous participer à ce que vous ressentez.

Le corps fonctionne comme un ensemble.

Un corps tendu n'est pas forcément un corps abîmé

Lorsque la tension revient souvent, elle peut devenir inquiétante.

« Est-ce que mon système nerveux fonctionne mal ? »

« Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans mon corps ? »

« Est-ce que cette tension va rester ? »

Mais ressentir de la tension ne signifie pas automatiquement qu'il existe un problème grave.

Le corps change toute la journée selon ce que vous faites.

Vous êtes actif, les muscles travaillent.

Vous êtes concentré, certaines zones peuvent se contracter.

Vous êtes fatigué, votre posture change.

Vous avez froid, le corps se resserre.

Une zone est douloureuse, vous pouvez modifier vos mouvements pour la protéger.

Ces réactions font partie de la vie normale du corps.

La question importante n'est donc pas seulement :

« Suis-je tendu ? »

Mais aussi :

Est-ce que cette tension diminue lorsque je me repose ?

Depuis combien de temps est-elle présente ?

Est-ce qu'elle limite mes mouvements ou mes activités ?

Est-ce qu'elle s'accompagne d'autres symptômes inhabituels ?

Bien sûr, si vous avez une douleur importante, un symptôme brutal, des engourdissements, une perte de force ou une difficulté inhabituelle à bouger, il est important de demander un avis médical.

Mais si vous avez surtout l'impression que votre corps reste constamment un peu contracté, même au repos, il n'est pas nécessaire de vous accuser de « mal savoir vous détendre ».

Peut-être que votre corps n'a simplement pas encore les conditions qui lui permettent de relâcher facilement.

« Détendez-vous » ne suffit pas toujours

« Relâchez les épaules. »

« Détendez-vous. »

« Ne pensez à rien. »

Cela semble simple.

Et parfois, cela fonctionne.

Mais lorsqu'un corps est tendu depuis longtemps, se détendre sur commande peut devenir difficile.

Pire encore, la relaxation peut devenir une nouvelle tâche.

Est-ce que mes épaules sont assez basses ?

Est-ce que ma mâchoire est détendue ?

Est-ce que je respire correctement ?

Est-ce que je suis enfin calme ?

Est-ce que je réussis à me relaxer ?

Petit à petit, vous commencez à surveiller votre propre corps.

Et vous ajoutez encore quelque chose à contrôler.

Vous vouliez vous reposer.

Mais vous vous retrouvez maintenant à vérifier si vous vous reposez correctement.

Il y a quelque chose d'un peu paradoxal là-dedans.

Le problème n'est donc peut-être pas toujours de trouver une nouvelle technique pour « mieux se détendre ».

Parfois, il faut surtout réduire les choses que le corps doit encore gérer.

Le corps peut avoir besoin de bonnes conditions pour relâcher

Un corps peut plus facilement se détendre lorsque certaines conditions sont réunies.

Ne pas avoir besoin de se dépêcher.

Ne pas avoir besoin de penser à ce qui vient ensuite.

Pouvoir changer de position si quelque chose est inconfortable.

Ne pas avoir froid.

Ne pas devoir supporter une pression trop forte.

Pouvoir dire lorsqu'un toucher n'est pas agréable.

Ne pas devoir faire la conversation.

Ne pas devoir rassurer quelqu'un d'autre.

Ne pas avoir quelque chose à réussir.

Ce sont de petites choses.

Mais le repos est souvent fait de petites choses.

Lorsque ces contraintes diminuent, le corps peut parfois commencer à relâcher naturellement ce qu'il gardait encore contracté.

Les épaules descendent.

Les mains s'ouvrent.

La mâchoire se desserre.

Le visage devient plus doux.

Le corps utilise progressivement moins d'effort pour simplement rester là.

Il ne s'agit pas de forcer ce changement.

Certaines personnes se détendent rapidement.

D'autres ont besoin de plus de temps.

Une zone peut se relâcher facilement aujourd'hui et rester plus tendue un autre jour.

Le corps change.

Et le repos aussi.

Deep Relaxation : un temps où vous n'avez rien à réussir

C'est l'une des idées importantes de la séance Deep Relaxation.

Vous n'avez pas besoin de « réussir » à vous détendre.

Vous n'avez pas besoin de contrôler votre respiration.

Vous n'avez pas besoin de surveiller vos épaules.

Vous n'avez pas besoin de vous demander si votre corps réagit correctement.

Le but est plutôt de créer du temps, du calme, du confort et un toucher adapté à votre état du jour.

Puis de laisser le corps évoluer à son propre rythme.

Parfois, le relâchement arrive très vite.

Parfois, il apparaît progressivement.

Et parfois, le premier changement est simplement de réaliser :

« Je ne savais pas à quel point j'étais tendu. »

C'est déjà une information importante.

Si vous avez souvent l'impression que votre journée est terminée mais que votre corps continue encore à travailler, essayez de ne pas commencer par vous demander :

« Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me détendre ? »

Une autre question peut être plus douce :

« Est-ce que mon corps a réellement les conditions nécessaires pour relâcher ? »

Vous ne manquez peut-être pas d'une meilleure technique de relaxation.

Votre corps a peut-être simplement besoin de temps, de confort et d'un espace dans lequel il n'a plus besoin de continuer à faire des efforts.

Et vous n'êtes pas obligé de créer toutes ces conditions seul.

Deep Relaxation à Nice

Une séance pensée pour vous permettre de ne rien gérer pendant un moment, et laisser votre corps retrouver progressivement plus de calme.