Cet article fait partie d’une série consacrée aux cinq grandes causes possibles des douleurs et des troubles du corps.
Dans la première partie, nous avons exploré le rôle du squelette et de la colonne vertébrale.
Cette deuxième partie se concentre sur l’un de ces cinq axes : les muscles et les fascias.
Les muscles et les fascias sont parmi les causes les plus fréquentes de la douleur
Épaules tendues, bas du dos raide, douleurs musculaires.
Ces inconforts font partie du quotidien de nombreuses personnes.
« C’est juste de la fatigue. »
« C’est l’âge. »
« Ça passera avec un peu de repos. »
Ces pensées sont très courantes.
Pourtant, dans de nombreux cas, la cause réelle se situe directement au niveau des muscles et des fascias.
Comme évoqué dans la première partie,
la douleur et l’inconfort sont toujours interprétés par le cerveau.
Mais la source de l’information envoyée au cerveau
ne provient pas forcément du squelette ou des organes internes.
Les muscles et les fascias sont les tissus qui
reçoivent le plus directement l’impact des mouvements quotidiens,
des habitudes posturales, de la fatigue, des tensions et même des émotions.
Les fascias possèdent des capteurs de la douleur
Lorsque l’on parle de fascias,
on les imagine souvent comme de simples membranes fines
qui enveloppent les muscles.
En réalité, les fascias contiennent
de nombreux récepteurs sensoriels capables de percevoir la douleur.
Ainsi, lorsque les fascias deviennent :
- rigides
- moins glissants
- ou collés entre eux (adhérences)
des douleurs ou des sensations désagréables peuvent apparaître,
même si le muscle lui-même ne présente pas de lésion importante.
Une douleur à la pression,
une sensation de tiraillement ou de blocage lors du mouvement
sont souvent liées à l’état des fascias.
Les épaules et le bas du dos sont plus sensibles car les muscles s’y croisent dans plusieurs directions
Les épaules et la région lombaire
sont parmi les zones les plus souvent concernées par la douleur.
L’une des raisons principales est leur structure anatomique complexe.
De nombreux muscles s’y croisent,
avec des directions de mouvement variées :
avant, arrière, haut, bas et en diagonale.
Lorsqu’un muscle est sursollicité ou tendu,
la tension se propage facilement aux tissus voisins.
Cela peut entraîner :
- une douleur diffuse difficile à localiser
- une sensation de gêne à presque tous les mouvements
- des symptômes récurrents toujours au même endroit
Une atteinte musculaire ou fasciale, même légère, reste une forme de blessure
Toutes les douleurs musculaires ne sont pas de simples « tensions ».
Dans certains cas, il existe de véritables micro-lésions.
Par exemple :
- une légère élongation
- de petites déchirures des fibres musculaires
- des atteintes subtiles du fascia, invisibles à l’œil nu
Même en l’absence d’hématome ou de gonflement,
le corps vit alors une situation comparable à une blessure.
Dans ces cas-là,
les manipulations, même douces,
ne peuvent pas accélérer le processus naturel de réparation.
Le temps devient un élément essentiel de la récupération.
Une stimulation excessive peut, au contraire, ralentir la guérison.
Savoir distinguer
ce qui peut être soulagé par le toucher
et ce qui nécessite simplement du temps
est fondamental.
Lorsque les muscles et les fascias sont en cause, une approche adaptée permet au corps de récupérer
À l’inverse, lorsque la douleur provient principalement
de tensions musculaires ou d’adhérences fasciales,
une approche appropriée peut amener un changement réel.
On observe alors souvent :
- une amélioration de la circulation sanguine
- un relâchement progressif des tensions
- une sensation de mouvement plus fluide
À mesure que ces tensions diminuent,
le cerveau reçoit moins de signaux d’alerte,
et la douleur s’apaise naturellement.
Il ne s’agit pas de « forcer » la guérison,
mais de permettre au corps
d’activer ses propres capacités de récupération.
Les muscles et les fascias ne sont qu’un des cinq axes possibles
Les muscles et les fascias constituent
l’un des cinq axes possibles à l’origine des douleurs et des troubles.
Toutes les douleurs ne sont pas d’origine musculaire.
Dans de nombreux cas,
le squelette, les organes internes, le stress ou la mémoire corporelle
interviennent également, souvent de manière combinée.
L’essentiel n’est pas de déterminer
quelle cause est « la bonne »,
mais d’identifier
par où le déséquilibre a commencé, dans votre cas précis.
Dans la troisième partie de cette série,
nous aborderons la douleur et les troubles
du point de vue des organes internes,
et les messages que le corps peut exprimer à travers eux.
Le chemin pour mieux comprendre votre corps
ne fait que commencer.
Et si vous laissiez votre corps relâcher ses tensions en profondeur ?
Lorsque les muscles et les fascias sont soumis à des tensions prolongées,
le corps reste en état d’alerte permanente
et la douleur peut s’installer durablement.
Les séances de Shiatsu, telles que je les pratique,
permettent de travailler en douceur sur les muscles, les fascias
et les zones de tension profonde,
dans une approche globale et respectueuse du rythme de chacun.
En relâchant ces tensions,
le système nerveux s’apaise,
la circulation s’améliore
et le corps peut activer ses capacités naturelles de récupération.
Si vous ressentez des douleurs musculaires, des tensions persistantes
ou une sensation de raideur difficile à expliquer,
je vous invite à découvrir la séance de Shiatsu.
